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MARS 2010

Sur cette page

Thème

Les femmes, par temps de guerre et par temps de paix

Principaux messages

  • Que ce soit pendant ou après un conflit armé, les hommes et les femmes ne sont pas affectés de la même façon par l’utilisation ou la présence d’armes déclenchées involontairement par les civils.
  • Le Rapport 2008 de l’Observatoire des mines faisait état de 5426 morts et blessés, dont 71 % étaient des civils. Selon les données indiquant le sexe des victimes, jusqu’à 48 % des civils blessés ou tués étaient des hommes et 46 % étaient des enfants.
  • S'il est vrai que la grande majorité des victimes et des survivants sont des hommes (selon les données indiquant le sexe des victimes), il n’en demeure pas moins que dans les collectivités éprouvées par le fléau des mines antipersonnel et des armes à sous-munitions, les femmes se retrouvent à porter un fardeau démesuré. Il faut savoir que la définition officielle du terme « victime » englobe non seulement les personnes qui sont blessées ou tuées par des mines antipersonnel, des armes à sous-munitions ou des restes explosifs de guerre, mais aussi les personnes – surtout les femmes – qui vivent avec les survivants (ou qui vivaient avec les victimes), qui dépendaient d’eux et qui sont devenues leurs aidantes naturelles.
  • Le Programme d’action, de leadership et d’éducation pour les jeunes (PALEJ) d'AMC vise à accroître les compétences, à renforcer les capacités et à approfondir les connaissances de jeunes hommes ET de jeunes femmes, de façon à ce qu’ils deviennent un jour des fers de lance de la justice sociale, que leur pays natal soit contaminé ou non par des armes qui sont déclenchées involontairement par les civils.

État de la question

  • La Journée des droits de la femme et de la paix internationale de l’ONU est célébrée le 8 mars.
  • Dans de nombreux pays, les hommes et les femmes n’assument pas les mêmes responsabilités, c’est pourquoi on note des différences entre les sexes quant à l’exposition aux armes déclenchées involontairement par les civils. Par exemple, en Afghanistan et au Yémen, les femmes restent à la maison pour s’occuper des enfants, des personnes à charge et des tâches ménagères. Elles ne sont donc pas exposées directement à ces armes, mais elles sont les principales aidantes naturelles des survivants.
  • Par ailleurs, les types de déplacements, et par conséquent, l’exposition aux armes déclenchées involontairement par les civils, varient selon le sexe. Les femmes sont plus susceptibles de traverser des terrains minés lorsqu’elles vont chercher du bois ou de l’eau, alors que les hommes sont surtout en danger lorsqu’ils empruntent les chemins publics.
  • En somme, dans les pays pollués par les mines antipersonnel ou les armes à sous-munitions, bon nombre de paramètres, y compris le risque de déclencher involontairement l’une de ces armes, l’accès aux soins médicaux, la réinsertion dans la société, et l’accès aux programmes de sensibilisation aux dangers posés par ces armes, varient selon le sexe. Prenons par exemple le cas des pays où les femmes ne peuvent pas consulter un médecin de sexe masculin. Il est fort probable que ces femmes n’aient pas accès à des soins médicaux adéquats, surtout s’il y a une pénurie de femmes médecins.
  • Ce sont habituellement les femmes et les jeunes filles qui prennent soin des survivants immédiatement après l’accident, et ce sont aussi elles qui s’en occupent par la suite. Dans la majorité des pays infestés par les mines antipersonnel, les hommes handicapés peuvent compter sur leurs femmes, alors que les femmes handicapées sont abandonnées par leur mari ou ont du mal à s’en trouver un.
  • Il y a peu de chances pour qu’une femme handicapée se marie. Dans de nombreux cas, celles qui sont déjà mariées sont abandonnées par leur conjoint immédiatement après l’accident. Elles se retrouvent seules avec des enfants à charge et risquent fort de basculer dans la pauvreté. Selon l’organisme Women and Disability Resources, dans les pays en développement, le taux de chômage des femmes handicapées frise les 100 %.
  • Soulignons que des femmes ont joué un rôle de premier plan dans la création de la Campagne pour interdire les mines antipersonnel (ICBL) et de la Convention d’Ottawa pour l’interdiction des mines antipersonnel, les plus connues étant probablement Jody Williams, lauréate du prix Nobel de la paix, et la Princesse Diana. À l’heure actuelle, les postes de directrice générale et de gestionnaire de programmes de l’Observatoire des mines et tous les postes de cadres d’ICBL sont occupés par des femmes.

Agissez

Organisez une vigile ou une présentation en hommage aux femmes qui sont menacées par le fléau des armes déclenchées involontairement par les civils.

Donnez

Organisez une dégustation de thé ou un souper « Hommage à ces mères » au profit d’AMC pour fêter les femmes qui ont marqué votre vie.

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Visionnez une webémission sur les femmes qui participent activement aux projets pour la paix et le désarmement et qui contribuent à changer le cours des choses. N’oubliez pas de vous abonner au bulletin électronique d’AMC et de vous inscrire à ses pages Twitter (MinesActionCan) et Facebook pour connaître la date de diffusion de la webémission et pour découvrir l’outil « Faites passer le message » du mois!

Ressources

Ressources complémentaires

  • La Nobel Women’s Initiative a été fondée en 2006 par six lauréates du prix Nobel de la paix, à savoir Jody Williams, Shirin Ebadi, Wangari Maathai, Rigoberta Menchú Tum, Betty Williams et Mairead Corrigan Maguire. Ces six femmes ont décidé d'unir leurs efforts et de miser sur leur expérience hors du commun pour agir en faveur de la paix, de l'égalité et de la justice (www.nobelwomensinitiative.org; site en anglais).
  • Le portail de la Campagne suisse contre les mines antipersonnel contient une foule d’information sur l’action contre les mines et la situation respective des hommes et des femmes à cet égard. Il est accessible à l'adresse www.scbl-gender.ch (site en anglais) et traite notamment des thèmes suivants : nécessité de tenir compte des spécificités des deux sexes dans les programmes d’action contre les mines; réduction des effets à court terme et amélioration du développement à long terme; réalisations et obstacles au progrès.
  • Journal of ERW and Mine Action, numéro 12.2, hiver 2008-2009, accessible à l’adresse : http://maic.jmu.edu/journal/12.2/ (articles en anglais). Ce numéro est consacré à l’action contre les mines et à la situation respective des hommes et des femmes à cet égard. Voici une liste des articles qu'il contient :


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